Éric Giraud

giraudAuteur, traducteur et lecteur, Éric Giraud (1966) a fait partie du collectif Idée Générale, du comité de rédaction de la revue Action Poétique, et a été secrétaire de rédaction de la revue critique CCP à partir de sa création.
Responsable de la bibliothèque et centre de ressources du cipM, il a par ailleurs résidé et s’est souvent rendu avec ou sans aide de création et de recherche aux États‐Unis, à San Francisco, New York et Chicago où a débuté le travail d’un long poème sous la forme d’une énumération composée du quotidien urbain et de la culture américaine, La Fabrication des Américains, dont une partie a fait l’objet d’une pièce radiophonique (ACR) sur France Culture.
Vivant et travaillant à Marseille, il est né à Toulon et a vécu quelques années à Lusaka, San Francisco et Montréal où il a organisé un colloque dédié à Gertrude Stein et a traduit Money, un texte découvert dans les archives de la Beinecke Library à Yale.
A chacun des lieux correspond l’histoire d’un texte, une écriture de l’œil, du langage et de l’acte de traduire les expériences mentales et perceptuelles du réel des lieux où compte le mouvement.
Traduisant d’abord avec Holly Dye des poètes américains de générations diverses (Juliana Spahr, Lee Ann Brown, Peter Gizzi, Charles Olson, Charles Reznikoff…) pour la revue If et à l’occasion de l’événement « Poésie et cinéma américains » qu’il avait organisé au cipM, il a par la suite co‐fondé la revue Issue, qui partait de la traduction/création de poésie américaine, dirigé une collection américaine comportant un seul titre (Jack Spicer) aux éditions Le Bleu du ciel, puis traduit deux romans de Raymond Federman et des écrivains libanais dont Jalal Toufic et Etel Adnan.
Il propose ici à Contre‐mur une autobiographie des noms de l’Autobiographie d’Alice Toklas où Gertrude Stein disait d’elle-même qu’ « elle avait une mauvaise mémoire des noms » : « a bad memory for names »…